07 juin 2007
je divorce mais je t'aime
Mon divorce ne se passera pas sans soucis. Mais il aura lieu, j'y tiens absolument.
A. semble comprendre que je ne changerai pas d'avis mais ne me prend pas au sérieux.
Ainsi nous sommes bien allés à la banque pour séparer les comptes communs, nous avons un rendez-vous avec un expert immobilier, nous avons parlé des meubles, de la vaisselle, etc
Mais en même temps il est à la limite du harcèlement. Toutes les occasions sont bonnes pour tenter de me convaincre... c'est ainsi qu'en sortant de la banque je me suis vue inviter à passer une semaine de vacances au Maroc avec lui en août, à ses frais bien entendu !
Nous pourrions aussi avoir une vie de rêve, un enfant... Il a tellement changé à ce qu'il dit.
Oui mais en janvier je n'existais plus tant qu'il était dans les bras d'une autre...
Il parait que c'était une erreur et que ça lui a permis d'ouvrir les yeux : je suis toujours la personne la plus importante du monde et l'idée de vivre sans moi lui est insuportable.
En résumé : nous allons divorcer pour clore cette histoire qui a si mal commencé. Mais pour lui nous pourrons ensuite aborder un nouveau chapitre de notre relation et pourquoi pas reprendre la vie commune...
J'étouffe dans ses lubies.
Comment être plus claire qu'en disant "non", "je ne t'aime pplus", 'je ne veux plus vivre avec toi' ?
08 mars 2007
Ce que j'entends...
Aujourd'hui est une journée un peu spéciale. Si bien que A. m'a appelée hier soir, plein de gentillesse.
Mais est-ce vraiment de la gentillesse ? Ou bien un petit coup de sonde histoire de voir où nous en sommes.
Voici un petit jeu de traduction.
- Ce qu'il dit : je ne voudrais pas que tu sois seule demain soir, je te propose si tu n'as rien de prévu qu'on aille manger un bout ensemble.
Ce que j'entends : demain c'est ton anniversaire. Le fêtes-tu avec quelqu'un ? et si oui avec qui ? - Ce qu'il dit : Ah, tu as un senseo maintenant. Ce n'est pas du café normal qu'on utilise hein? Mais le café est mauvais pour ta santé non ?
Ce que j'entends : un senseo gratuit, c'est bien mais les dosettes coûtent cher... tu n'avais pas besoin de ça de toute façon. - Ce qu'il dit : oui mais avec G. tu n'as pas plus de complicité qu'avec n'importe qui ?
nb : G. est un ex, un "grand amour" de plus de 5 ans que je croise plusieurs fois par jour au travail... il y a forcément une grande complicité !
Ce que j'entends : tu as repris une histoire avec G. - Ce qu'il dit : je vais te laisser, voilà déjà bien 2 heures que nous sommes au téléphone. Je ne vais pas te gâcher ta soirée.
Ce que j'entends : bon je te laisse, le foot à la télé va commencer et je ne veux pas rater le début du match... @+ (accessoirement, je me sens bien obligée de dire qu'il ne me dérange pas et que j'ai le temps). - Ce qu'il dit : je repense à tous nos bons moments et je regrette.
Ce que j'entends : ... - long soupir -
Même s'il était sincère... pourrais-je encore m'en rendre compte ?
01 juillet 2006
Au fil du temps...
J'ai l'impression de me perdre. La route devant moi me semble de moins en moins claire. Et tout le monde vient me poser cette question "mais qu'est-ce que tu va faire ?" ou "comment vois-tu l'avenir ?"
L'avenir je ne le vois pas. Je ne l'aperçois même pas à l'horizon alors...
L'avenir c'est demain, A. qui viendra chercher des meubles. Il emménage dans son nouvel appartement. Plus pour trois mois mais celui-ci il le gardera "si on se quitte".
Il ne sera pas de bonne humeur demain, j'en suis certaine. Il va peut être prendre son air de malheureux qui ne comprend pas, qui ne me comprend pas. De toute façon il ne me comprend jamais.
Il n'est pas content car j'ai refusé une petite sortie à deux pour son anniversaire, une soirée dans un des restos les plus chics de la région. "Tu ne veux plus venir dans les restaurants chics avec moi ?" Non, vraiment, j'en avais déjà un noeud à l'estomac mercredi alors j'ai annulé et tout s'est dénoué.
De toute façon il a fêté ça hier avec ses amis, une grande soirée dans un resto chic, qui restera sans doute dans les mémoires. Avec des surprises, un petit spectacle monté par ses amis en son honneur, etc Une belle fête qu'il m'avait décrite avant de me dire qu'il "préfèrait ne pas m'inviter"...
Alors moi "je préfère ne pas aller au restaurant" simplement parce que je n'en n'ai pas envie. Je n'ai pas envie de mettre mon plus beau sourire et de faire semblant pour qu'il se sente mieux, pour lui faire plaisir. J'en ai assez de faire ce qu'il attend de moi car ça me fait du mal.
Il ne comprendra pas et sera de mauvaise humeur.
Moi je ne fais pas la fête en ce moment. Chaque jour m'apporte sa petite claque. L'anniversaire du décès de ma mère et A. n'a pas estimé utile de me soutenir à cette époque, mon anniversaire de mariage et les discussions chaque année à ce sujet avec A., des nouvelles du bébé de ma cousine et moi qui n'en n'ai toujours pas, je nettoie le jardin et je me souviens des disputes avec A. à ce sujet aussi...
Tout me ramène aux mauvais souvenirs. C'est une mauvaise passe sans doute. Je veux la voir comme nécessaire pour ouvrir les yeux et aller de l'avant. Je dois comprendre, savoir ce que je ne veux plus vivre. Puis je pourrai entrevoir ce que je veux vivre. J'aspire au jour où je ferai des projets. En attendant, c'est le blues. Je veux me dire que ce blues aussi m'est utile, pour m'accrocher.
Alors, comment vois-tu l'avenir ?
Mon avenir est une nuit noire sans fin. En tout cas, c'est comme ça que je le vois ces jours ci.
Le mois de juin se termine, j'aime à croire que juillet m'aidera un peu...
01 juin 2006
Dans la séparation...
J'ai pris un peu de temps pour m'installer dans ma séparation. En toute discrétion, enfin autant que possible. Ce n'est pas que j'aie honte, loin de là, mais je suis très attachée à ma tranquillité. Bien entendu, il y a un moment où...
Etant donné que je vis dans un village, que j'y travaille et que la famille de collègues à moi habitent ma rue, il fallait bien que sa sorte. Petite analyse des réactions...
Outre les commentaires qui vont bon train, et ceux qui cherchent un responsable (il t'a quittée ou tu l'as mis dehors ?... ni l'un ni l'autre, on s'est mis d'accord simplement)...
Les amis de A. : elle cherche à te quitter en douceur... elle ne t'a jamais aimée alors laisse tomber... moi je l'aurais quittée depuis longtemps et, le mieux, JL qui annonce "que j'étais le genre de femme avec qui un homme sent bien, par son attitude, qu'il peut tenter sa chance". Je pourrai peut être expliquer à A. un jour que ce type me drague depuis des années !
L. dont le mari fait des aller-retour entre l'appartement de sa maîtresse et le domicile conjugal depuis un an m'a fusillé du regard hier quand j'ai répondu à sa question "tu as passé un bon week-end ?" par "oui, excellent! j'ai pas eu une minute à moi mais je me suis bien amusée..." J'ai failli ensuite me confondre en excuses car à l'inverse d'elle, je n'ai pas passé ces quatre jours dans mon divan à pleurer sur mon sort. (même si je pleure quand parfois)
Ma famille et mes amis qui estiment tous qu'A. m'a fait beaucoup de mal, et qui le détestent plus que moi.
N, elle, m'explique qu'à mon âge je dois réfléchir vraiment, car avec A. j'aurais un certain confort et une sécurité.
G, avec qui j'ai eu une liaison et qui semble soudain avoir très envie de la voir renaître.
Quelques autres qui auraient voulu avoir une "liaison" avec moi et souhaitent me consoler en retentant leur chance.
D'autres viennent "prendre des nouvelles", en clair cherchent les derniers ragots, les "et tu es avec machin alors ?" ou "tu penses que tu vas te remettre avec G?"
Et j'en passe...
Reste les voisins :
Pour la plupart assez discrets, on s'en tient au "bonjour voisine" traditionnel, ce qui me convient assez.
Un petit sourire poli des messieurs quand on me voit tondre la pelouse, une voisine qui cherche à papoter alors qu'on ne s'est quasi jamais parlées.
Et puis un grand signe du type d'en face chaque fois qu'il me voit, fraîchement divorcé et spécialisé dans l'entretien des jardins et petites réparations chez les veuves et autres femmes seules du lotissement, il compte sans doute sur moi pour arrondir un peu plus ses fins de mois. Là il rêve.
C'est pour ça que je voulais rester discrète. Le plus grand luxe dans cette vie, à mes yeux, c'est la tranquillité...
Le pire, ce sont les "quoi ? A. et toi êtes séparés ? je n'aurais jamais cru !". Ceux là, je ne veux même plus leur répondre...
03 avril 2006
Week end à deux...
Un dernier week end à deux.
Rien de romantique, loin d'un week end en amoureux.
Juste un bon petit plat que j'ai cuisiné samedi soir.
Le reste du temps est passé en rangement, emballage de paquets, partage émouvant de quelques photos.
Est-ce comme ça qu'on tourne une page ?
En essayant de ne pas trop s'attarer sur les souvenir, en tout cas pour ma part, pour ne pas s'écrouler. En se montrant forte au risque des reproches. Il faut bien rester debout, et garder le cap, et chez nous c'est mon rôle.
Avec cette sensation d'urgence, de vouloir profiter de chaque minute comme si c'était les dernières. Mais avec tant de retenue pourtant...
L'entendre regretter, s'excuser, parler... j'ai cru me noyer dans ce flux de mots, qu'il voulait plus touchants les uns que les autres.
Je me demande parfois où est la sincérité, et où est la manoeuvre attendrissante, car il y a des choses auxquelles je ne résiste pas.
Est-ce que j'aurais préféré qu'il parte hier soir ? Oui, bien entendu. Il m'a fallu du temps ce matin après son départ pour reprendre une certaine contenance et me rendre au bureau. Mais pour lui c'était moins difficile de partir comme tous les matins. Simplement ce soir il ne rentrera pas.
C'est maintenant le moment d'apprendre, pour moi, à vivre. A vivre pour moi, à m'écouter et me comprendre. A me retrouver pour enfin être vivante. C'est ce qu'il m'a dit en partant ce matin : apprends à penser pour toi, à vivre pour toi...
31 mars 2006
Un grand coup de pied
Parfois la vie nous fait des surprises.
Parfois de drôles de cadeaux.
C’est un peu le verre à moitié vide ou à moitié plein. Tout est une question de regard.
Et quand l’envie est là mais que la peur nous tient, on se perd dans la valse des hésitations.
La peur me tient au ventre, autant que l’ivresse de la liberté.
L’envie était là mais ce qui manque, c’est le prétexte où le courage ?
Le doute qui m’accompagne toujours.
Alors un coup du sort, pour moi un cadeau de la vie, vient tout chambouler, nous plonge dans une tornade d’émotions, de craintes, de réflexions, de mots. On appelle ça une « crise ».
Le temps des remises en questions.
Moi j’y vois l’occasion de mettre un grand coup de pied dans ma vie, de faire tout voler en éclat.
Même si ce sera dur de se réveiller seule dans la maison, de passer les soirées seules avec le silence…
Et si me retrouver face à moi même risque fort de me secouer… Je ne suis pas tendre avec moi.
A. s’en va pour quelques temps. Il sera parti lundi.
Il faut faire le point, se donner de l’air. Il faut, il fallait que ça change, c’est vital.
J’ai du monde autour de moi, des gens qui se rapprochent, des contacts qui se renouent déjà.
Les sensations se bousculent. La douleur et la fierté, la peur et l’ivresse d’une liberté et d’une indépendance tellement espérée.
Je n’y suis pas parvenue il y a juste 10 ans. Mais au moins cette fois, j’ai osé.
Je sais que rien ne sera plus jamais pareil. Je sais que…
En fait je ne sais sais plus rien.
12 février 2006
La Saint Valentin
Evidemment, la Saint Valentin pour moi cette année s'annonçait étrange. 
Il y a un malaise autour d'elle cette semaine. Que faire ? Un resto à deux n'a aucun sens. Le mot amour n'a même plus de sens.
Pourtant, malgré tout, il m'était très difficile de passser ce cap sans un geste envers A. Je ne sais pas si c'est la force de l'habitude, ou autre chose. Je lui ai donc offert un petit cadeau malgré tout, une petite attention.
Finalement, nous avons décidé de participer à un souper de Saint Valentin organisé par l'un de ses amis, avec ses amis. Nous nous sommes donc retrouvé hier soir dans une salle à trois couples pour la soirée de St Valentin du Cercle Machin. Au moins ça fera plaisir à l'organisateur.
Le repas était excellent, mais l'ambiance était nulle. La sono et la chanteuse nous ont pris la tête, vu la mauvaise accoustique de la salle et le mauvais réglage du son. Les tables rondes prévues pour 8 personnes ne permettaient pas de se parler dans le bruit. Et comme nous étions 6, je n'avais que A à ma gauche pour papoter un peu. Très peu.
En plus un gros barbu qui fumait un gros cigare ne m'a pas quitté des yeux pendant tout l'apéro, puis pendant le repas. Beurk...
Une soirée interminable. Nous avons fait plaisir à l'organisateur, maigre consolation.
Etait-ce de l'humour ?
Lorsque nous avons trinqué à l'apéritif, A. a remplacé notre traditionnel "à nous!" par "à notre dernière saint valentin!". J'ai répété sa phrase en souriant et j'ai trinqué....
30 décembre 2005
La nouvelle voiture...
La nouvelle voiture est arrivée, nous l'avons récupérée mardi.
Comme toujours la nouvelle voiture est pour A. vu qu'il fait 120 km par jours (aller-retour) pour se rendre à son travail. Moi je vire mon "Boeing" (nom donné par mes copines à ma voiture en raison du bruit qu'elle fait en roulant) et je reprends celle de A. Ce qui nous donne, en bref : on se débarasse de la vieille corsa noire, je reprends la corsa bleue (4 ans) et A. roule dans la nouvelle corsa noire. Vous suivez ?
La dame qui a rempli les documents d'assurance et d'immatriculation, elle, a eu un peu de mal ! ;o))


